Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, François Eugene.
- Date:
- 1861-1888
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
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![7G7 s(* compliquer les chancres d'inoculation. Un outre, le traitement par les vésicatoires demande un temps moins long que la syphilisation. La durée moyenne du traitement syphilisateur est, suivant -Bœck, de trois mois chez les individus non mercurialisés, et de six mois chez les malades déjà traités par le mercure ; tandis que les accidents n’ont persisté que trois mois et dix jours chez les sujets traités par les vésicatoires, qu’ils eussent pris ou non du mercure. Ce même avantage se retrouve au point de vue du nombre des chancres d’inoculation et des vésicatoires. Il n’a fallu que 85 vésicatoires pour amener la guérison, tandis que l’ino- culation de 300 à âOO chancres a été souvent nécessaire avant de voir disparaître les accidents constitutionnels. Vaccination. — Nous rapprocherons de la syphilisation curative, cl du traitement par les vésicatoires, cette nouvelle médication dont les essais, répétés en France, n’ont eu qu’un résultat négatif. L’idée de se servir de l’inoculation vaccinale pour modifier quelques accidents syphilitiques reçut un commencement d’exécution en Russie, en 1858, avec assez de succès, dit-on, pour que Papolf (de Moscou) crût devoir soumettre à ce traitement un grand nombre des malades de. l’hôpital Sainte-Catherine. Les résultats des expériences instituées d’après ces données nous ont été communiqués par Kreyser (1) et par un travail du docteur Jeltzinsky, médecin à la clinique de l’hôpital de Moscou. Ce dernier ouvrage, écrit en russe, ne nous est connu que par des extraits \2). Une première publication de Kreyser, adressée à la Société médicale de Berlin, rapporte vingt-quatre observations faites sous la direction de Papoff. D’après ces observations, les accidents primitifs gué- riraient plus promptement que d’habitude sans laisser d’induration ; les formes graves se transformeraient en syphilides plus légères, et les ulcères phagédéniques prendraient un caractère plus bénin. Les exostoses se- raient moins douloureuses et disparaîtraient très vile. Mais, en signa- lant ces surprenantes modifications, l’auteur ne dit pas combien de temps la guérison persistait, et dans un second travail il ne se prononce pas •davantage sur la durée de ces guérisons. Le travail de Jeltzinsky donne l’historique de cette méthode, et dé- crit les phénomènes locaux. Selon lui, ces pustules passent par quatre périodes analogues aux périodes de la vaccine ordinaire; mais elles ne sont pas identiques avec les pustules du vaccin normal. Les vaccinations ont été pratiquées à la face supérieure et interne des cuisses et des bras; pour éviter la confluence des pustules, on faisait les piqûres à une distance d’un pouce les unes des autres. L’âge, la constitution et la réac- tion générale fixent le nombre des piqûres. Les sujets au-dessous do •quinze ans n’ont besoin que de dix piqûres dans chaque séance; on (1) Die Vaccination alsHeilmiltcl gegen Syphilis [La vaccination comme moyen de gué- rison de la syphilis] (Medic. Cenlral-Zeilung, 1860, l. XXIX, p. 19).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28119770_0001_0779.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)