Volume 1
Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin.
- Follin, François Eugene.
- Date:
- 1861-1888
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité élémentaire de pathologie externe / E. Follin. Source: Wellcome Collection.
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![le lint de l’infection, cette unanimité disparaît lorsqu’il s’agit de déter- miner 1 époque de la grossesse à laquelle la mère doit être infectée pour avoir la faculté d infecter le fœtus. Ainsi Cullericr croit celte infection pos- sible pendant toute la grossesse. Berlin, sans bien préciser les faits, dit que infection ne s’observe plus chez les femmes affectées d’accidents primitifs dans les derniers mois. Natalis Guillot et Bois de Loury ont vu es faits confirmatifs de cette opinion. Ricord donne comme limite le sixième mois ; Abernelliy le septième. Enfin Diday a tiré du dépouillement de onze cas peu probants, et de quelques hypothèses, celte conclusion, que la syphilis contractée seulement, soit avant la quatrième semaine soit après le septième mois révolu, n’a pas été cause de syphilis pour lenfant. 1 c. Transmission par le père et la mère. — Cette action combinée ne peut être contestée, puisque l’on admet l’influence isolée de l’un et de l’autre; mais on a été plus loin, et l’on a considéré comme fatale dans ce cas l’in- fection du fœtus. Cette infection héréditaire n’est pas fatale pour l’in- fluence isolée et du père et de la mère ; elle est excessivement probable si les deux époux sont syphilitiques; cependant elle n’est que très probable, sans être tout à fait absolue. Il semble d ailleurs que dans tous les cas, la puissance de l’infection héréditaire aille en s’épuisant, et à une certaine époque l’immunité paraît èlie complète. Je citerai, à l’appui de cette décroissance du pouvoir de transmission, un fait curieux que j’ai observé. Une femme contracte la sy- philis deux mois après son mariage et devient enceinte. Elle accouche à sept mois et demi d’un enfant monstrueux, avec éventration des viscères. J’ai présenté ce monstre à l’Académie de médecine, et il ne serait peut-être pas étrange de supposer que les lésions qui ont donné lieu à ces mons- truosités étaient de nature syphilitique. Redevenue enceinte l’année sui- vante, cette femme met au monde un enfant qui, deux semaines après sa naissance, a les manifestations syphilitiques les plus classiques, et communique la vérole à sa nourrice. Enfin, deux ans après, cette femme accouche d une petite fille qui n’a jamais présenté les moindres signes de syphilis. Il faut ajouter que durant tout ce temps cette femme n’avait suivi que des traitements] incomplets, et s’était toujours plainte de quel- ques accidents secondaires. 2° Syphilis acquise. — L’enfant, au moment où il naît et après sa nais- sance, peut prendre la syphilis de trois façons : a. par infection au passage, b. par cause étrangère, c. par l’allaitement. a. L’infection au passage est à la rigueur possible , cependant elle ne nous paraît pas aisée : l’enfant est alors couvert d’un enduit graisseux qui doit rendre la contagion bien difficile. Bosquillon ne croyait pas à cette contagion, tandis que Girtanner et Nisbetl considéraient l’infection au passage comme le seul procédé possible de contaminer le fœtus. La vérité est plus près de la doctrine de Bosquillon que de celle des autres observateurs.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28119770_0001_0792.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)