Livre du chevalier allemand Ulric de Hutten sur la maladie française et sur les propriétés du bois de gayac : orné d'un portrait de l'auteur, précédé d'une notice historique sur sa vie et ses ouvrages / traduit du latin, accompagné de commentaires ... par F.-F.-A. Potton.
- Ulrich von Hutten
- Date:
- 1865
Licence: Public Domain Mark
Credit: Livre du chevalier allemand Ulric de Hutten sur la maladie française et sur les propriétés du bois de gayac : orné d'un portrait de l'auteur, précédé d'une notice historique sur sa vie et ses ouvrages / traduit du latin, accompagné de commentaires ... par F.-F.-A. Potton. Source: Wellcome Collection.
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![fagefTe que l'efprit & le corps des enfants doivent à la fois être détournés de la penfée & de l'aéle vénérien (i). Hippocrate compare le coït à i'épilepfie (2). Alexandre- le-Grand avait coutume de répéter que les effets des plaifirs de l'amour & le fommeil font les images les plus frappantes de la mort (3). La falubrité de l'air eft une puiffante garantie pour fe bien porter. Paul fignale comme vicié, corrompu par des vapeurs dangereufes ou peftilentielles, l'air qui eft voifin des lieux fecrets, des cloaques impurs, qui eft obfcurci par les nuages ourefferré dans une vallée fombre & entou- rée de montagnes (4). Tous les âges, toutes les conftitu- tions reftentent cette influence délétère. Un air pur eft toujours bienfaifant, il entretient la régularité des fonc- tions qui cara6lérife l'état de fanté 5 dans la maladie, au contraire, il tempère le défordre des organes, il les ra- mène à des difpofttions meilleures. Dans l'opinion de Galien, la maladie n'eft qu'un mouvement contre l'état de nature 5 on dit bien portants ceux dont le jeu des or- ganes eft normal ; font réputés malades tous ceux qui fe trouvent en dehors de cette condition de la nature (y). Les médecins ont reconnu qu'il eft imprudent durant la convalefcence de boire d'une façon immodérée. (i) Paul. AEgin. [Lib. /, 14.) férié de remarques, d'obfervations, (2) Hipp. { Epid. III; Galen., de fentences, dans lefquelles cette Comm., lib. I. c. 4.) L'a citation efl penfée, depuis Démocrite & Ariflote, tirée d'Aulu-Geii. (Noues atticœ, xix, a été exprimée de mille façons plus 2.) K Hippocrates autèm , divinâ vir ou moins énergiques, par les mé- fcientiâ , de coitu venerio ejîimahat decins, les philofophes, les moraliflea partem ejfe quandam morbi tœterrimi de l'antiquité. quemnojîri coinitialem dixenmt. » (4) Paul. AEgin. [Lib. I, 49.) {■^)?\utarch. {Alex, vira ; ejufdein, (5) Gale.i. {De Sanitate tuendà, Quœjîion. convivaL, VI II.) Ici en- lib.I, 11; id.^ lib. VI, ^; id.. De cure la mémoire fouiTiit une longue Aleihod. medic, I, 5. ]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21060186_0305.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


