Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 août 1838 / par Yves-Célestin Schweitzer.
- Schweitzer, Yves Célestin.
- Date:
- 1838
Licence: Public Domain Mark
Credit: Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 août 1838 / par Yves-Célestin Schweitzer. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
22/34 (page 16)
![s’avisa de se baigner plusieurs fois le gland dans l’esprit de vin très- fort , ayant encore quelques restes de chancres. Cette manœuvre re'ussit, il aggrava effectivement son mal ; non-seulement le chanci e s’agrandit beaucoup, mais un bubon se forma en même temps, il grossit consi- dérablement et s’ulcéra. L’ulcère devint d’un mauvais caractère, la gangrené s en empara et le malade mourut. » Qui a jamais nié qu’une inflammation violente de la verge, commode toute autre partie, pût déterminer un bubon violent; que ce bubon violemment pblogosé ( et peut-être favorisé par des circonstances particulières ) ne pût se gan- grener, et qu’un individu atteint de tels désordres ne pût mourir? Mais sont-ce là la marche et les effets du virus? Et si ce fait est le plus probant que M. Jourdan connaisse, il n’est pas propre à convaincre beaucoup de personnes. Une des preuves, selon nous, de l’existence d’un principe virulent, et que les partisans de l’irritation ont tenté vainement d’infirmer, c’est la propagation des chancres primitifsct récentsau moyen de la matière (]u’ils fournissent. Quelque soit, en effet, le fluide de l’organisme à l’état.sain ou à l’état morbide que l’on pousse dans la peau ou la mu- queuse au moyen d’une lancette, il n’cn peut résulter aucun inconvénient et pas la plus légère ulcération; tandis que la même tentative, faite avec la même matière ichoreuse qui s’écoule du chancr e primitif et ré- cent, détermine la formation d’autant de chancres que de piqûres faites. C’est ce qui a été mis hors de doute par les expériences du docteur Kicord de Paris, du professeur Serre et du docteur Alquié de Mont- pellier. C’est là un point capital qui forcera toujours les praticiens de croire à quelque chose de spécial dans la cause de la syphilis. Tout en étant obligé de supposer une irritation spccifufue pour expliquer le développement de la vérole, l’école physiologique a créé un nouveau terme pour exprimer les causes spéciales de cette pre- mière action , et c’est par qu’apparaissent les phénomènes secondaires de la cause irritante. « Par les liens sympathiques, dit M. {Clinique sur la syphilis, introduction , pag. 105), on explique très-bien les phénomènes morbides dont on ne pouvait se](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22363300_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)