Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 août 1838 / par Yves-Célestin Schweitzer.
- Schweitzer, Yves Célestin.
- Date:
- 1838
Licence: Public Domain Mark
Credit: Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 août 1838 / par Yves-Célestin Schweitzer. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
26/34 (page 20)
![( “20 ) Biccfre, beaucoup de symptômes guc'rissent tout seuls. La guérison spontanée s observe dans les régions inter-tropicales et chez quelques individus privilégiés; les memes succès ont lieu en Europe. Mais parce que les premiers effets de la syphilis disparaissent par la méthode anti-phlogistique ou diététique, parce (]ue certains individus neutralisent, comme disait Delpech , l’action syphilitique, est-ce à dire que la syphilis a disparu? Est-ce à dire que le malade est désormais à I abri de tout danger? Pas plus qu’un militaire, blessé par une balle restée dans son corps, n’est à l’abri des accidents que ce corps étranger pourra réveiller plus ou moins long-temps après la blessure. S’il y a quehjue chose de plus dans la syphilis que l’irritation, la diète et les débilitants ne peuvent suffire; il faut agir de la meme manière que le virus, c’est-à-dire, sur l’ensemble de la constitution, sur sa texture intime ; tels sont le but et les effets du mercure. D’abord employé contre les maladies de la peau, il ne tarda pas à l’étre contre la syphilis , dont les symptômes durent, en effet, rappro- cher ces deux maladies, et, par suite, faire essayer les memes moyens thérapeutiques dans l’une et dans l’autre. Suivant Thomson , on trouve la première indication du mercure contre la syphilis dans l’ancien Traité d’Alménar, publié en 1516. Depuis celte époque, le mercure a été mis en usage sous toutes les formes, et a toujours procuré des guérisons désespérées. Comme tous les agents fournis par la matière médicale, le métal coulant fut tour-à-tour en butte aux éloges d’en- thousiastes nombreux et aux critiques non moins nombreuses encore. II n’est point de traité sur celte matière qui ne renferme quelque aperçu sur les vicissitudes auxquelles ses vertus contestées ont été soumises ; de nos jours même, les partisans de l’école physiologique et delà méthode anti-phlogistiqne n’ont pas manqué de renchérir sur tout ce qui avait été dit à cet égard ; ils ont attribué à l’action du mercure les funestes résultats de la syphilis, désignés du nom de symptômes secondaires ou constitutionnels. MM.Dubled, Piicord, Jourdan, etc., se sont accordés sur ce point, pour faire proscrire le mercure du traitement de la syphilis, et le célèbre professeur du Yal-de-Grâce a](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22363300_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)