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Credit: Chirurgie du foie et des voies biliaires. Source: Wellcome Collection.
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![II. — Laparotomie thérapeutique. — Ce qui est encore beau- coup plus intéressant à étudier, c'est Y action thérapeutique que peut avoir la laparotomie dans les diverses affections hépatiques ou périhépatiques, pour lesquelles on a eu l'occasion de la pra- tiquer, souvent sans s'en douter. a) Affections hépatiques. — i° En ce qui concerne les infections hépatiques, on connaît un cas d'hépatite tropicale, très améliorée et peut-être absolument guérie (Segond). Dans deux cas de cirrhose atrophique (Quénu; J. Wallace, 1897), une laparotomie ordinaire, mais non pas parahépatique, a amené la disparition de l'ascite, si- non de la cirrhose elle-même; pourtant, Folet a eu un insuccès. Et Quénu et Dayot n'ont pas obtenu de guérison dans trois cirrhoses hyper trophiques. Pour la tuberculose [M. Robson (1893), etc.], les résultats sont bien moins probants que pour la syphilis, si l'on en juge par le fait de Villar (1891). Pour cette dernière affection, en effet, les cas de Thornton, de P. Delbet (1892), Ahlenstiel, Len- nander (1894), Rable (1893), Pantaloni (1897), Folet, Spencer (1898), Parke (1899), etc., sont plutôt favorables (il est vrai que le traitement médical a été employé en même temps). 20 Pour les néoplasmes, la question n'est pas moins discutée ; et beaucoup d'auteurs doutent même des diagnostics formulés le ventre ouvert. Quoiqu'il en soit, voici ce qui a été noté. En ce qui concerne le cancer, les cas de Thornton sont douteux, les malades n'ayant pas été suivis assez longtemps, de même que ceux de Doyen (1892), de Terrier (i892),Hœddceus, Hasler (1896), etc. Mais il n'en est pas de même des faits de Lawson Tait (où il y eut un soulagement notable, car la malade ne mourut que deux années plus tard) ; de Mayo Robson (quatre améliorations sur qua- tre opérations et même disparition complète (?) d'un squirrhe(P); de Villar (mort neuf mois après, par accident); de Michaux (deux succès complets); de Tillmann (une guérison complète). Pour ces derniers cas, l'amélioration ne paraît pas discutable, quoiqu'elle n'ait guère été que passagère. Mais avait-on bien affaire à des néoplasmes malins ? Toute la question est là; et la solution est impossible à donner aujourd'hui. Ce que, par contre, l'on sait bien, c'est que, si l'on intervient dans certains cas de cancers très malins ou anciens, la laparotomie exploratrice peut aggraver la maladie (Czerny), ou même amener la mort à bref délai (Terrillon, Burkart). Ces cancéreux-là, malheu- reusement impossibles à soupçonner au simple examen, ne devraient pas être opérés ; leur affection trop avancée est un noli me tangere.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2121119x_0073.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)