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Credit: Traité d'anatomie humaine / par L. Testut. Source: Wellcome Collection.
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![A. Aponévrose plantaire moyenne. — L'aponévrose plantaire moyenne (fig. 773,1 j la plus importante des trois, revêt la forme d'un long triangle, dont le sommet, dirigé en arrière, s'insère sur le calcanéum et dont la base répond à l'origine des orteils. Homologue de l'aponévrose palmaire moyenne, elle forme, comme cette dernière, une sorte de ligament très épais, très résistant, d'aspect nacré, tendu 11 entre les deux extrémités opposées de la région plantaire. Plus courte que cette ré- gion, elle détermine et maintient la confi- guration en voûte de la face inférieure du pied. D'autre par-t, elle empêche les vais- seaux et nerfs sus-jacents d'être comprimés dans la station debout et devient ainsi, pour ces organes, un puissant appareil de pro- tection. Nous venons de dire que l'aponévrose plantaire moyenne avait une forme triangu- laire. Elle nous présente, en conséquence, un sommet, une base, un bord interne, un bord externe et deux faces, l'une supérieure, l'autre inférieure. — Son so7nmet, tronqué, large de 15 à 20 millimètres, s'insère sur les deux tubérosités interne et externe du calcanéum. Il n'est pas l'are de voir, à ce niveau, les faisceaux les plus internes de notre aponévrose remonter vers le tendon du plantaire grêle et se fusionner avec lui. Ce fait, en apparence insignifiant, présente, au contraire un grand intérêt, parce qu'il nous fixe nettement sur la signification morphologique de l'aponévrose plantaire moyenne : cette aponévrose, en effet, n'est autre que l'épanouissement à la plante du pied du muscle plantaire grêle, interpréta- tion que l'anatomie comparée confirme plei- nement. — Sa base, un peu en arrière de la tête des métatarsiens, se divise en cinq bandelettes divèrgentes, une pour chaque orteil, y compris le premier. Nous les appel- lerons, comme à la main, les bandelettes pré tendineuse s : elles répondent, en effet, aux tendons fléchisseurs, lesquels sont si- tués immédiatement au-dessus d'elles. Cha- cune de ces bandelettes, en atteignant la tête des métatarsiens, se partage elle-même en deux languettes, qui, s'écartant l'une de l'autre et plongeant dans la profon- deur, passent sur les deux côtés de l'articulation métatarso-phalangienne cories- pondante et viennent se terminer sur la face dorsale de cette articulation, en se fusionnant là, entre elles d'abord, puis avec la gaine fibreuse des extenseurs. La division de l'aponévrose plantaire moyenne en cinq bandelettes, dont chacune Fig. 773. Aponévrose plantaire superficielle, vue par sa face inférieure. 1, a])oiic5vrose plantaire moyenne, avec : 2, ses fibres longitudinales; 3, ses fibres transversales; 4, 4, 4', 4, 4, ses cinq bandelettes pr^tendineuses ; 6, ses languettes destinées à la peau ; 0, les fibres qui, de la moitié antérieure de son bord interne se rendent à l'aponévrose plantaire interne. — 7, apo- névrose plantaire externe, avec : 8 et 8', ses deux faisceaux de bifurcalion. — 9, aponévrose plantaire interne. —10, bandelette transverse sous-cutanée des orteils. — H, calcanéum, avec : 12, sa tubérosité interne; 13, sa tubérosité externe. — 14, 15, deux sillons longitudinaux séparant l'aponévrose plantaire moyenne des deux aponévroses plantaires latérales.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21506668_0001_0996.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)