Manuel des maladies du foie et des voies bilaires / sous la direction de G.M. Deboue, Ch. Achard, J. Castaigne par J. Castaigne et M. Chiray avec 300 figures dans le texte.
- Joseph Castaigne
- Date:
- 1910
Licence: In copyright
Credit: Manuel des maladies du foie et des voies bilaires / sous la direction de G.M. Deboue, Ch. Achard, J. Castaigne par J. Castaigne et M. Chiray avec 300 figures dans le texte. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by Royal College of Physicians, London. The original may be consulted at Royal College of Physicians, London.
51/928 (page 43)
![Moizard et Jacobson]. C'est une hépatite graisseuse hypertrophiquo à marche lente qui s'accompagne le plus souvent de cyanoso de la face et de signes de dilatatioa cardiaque. Habituellement elle se compliqiie de péricardite tuberculeuse aboutissant volon- tiers à la symphyse, et la coexistence de ces deux maladies crée un aspect clinique et anatomiquc spécial (foie cardio-tuberculeux). Signification générale des hépatomégalies totales. — Telles sont les diverses causes de l'hépatomégalie de l'adulte et de l'enfant. Envisagées en général, elles sont dues à des tumeurs (cancers, kystes hydatiquns), à des dépôts de graisse dans les cellules, ou à des cirrhoses. Si, du temps de Laennec, cirrhose du foie était presque synonyme de petit foie rétracté, de nos jours on a montré que des processus sclérosants, infections ou intoxications, peuvent également aboutir à l'hypertrophie, à l'atrophie ou à des formes mixtes atropho-hypertrophiques, et l'explication de ces divers aspects nous est fournie par l'étude histologique du foie qui montre à un degré variable dans le premier cas la régénération de la cellule hépa- tique et même sa prolifération. Cette hypertrophie compensatrice peut n'être que restreinte. Elle constitue alors les adénomes étudiés autrefois par Sabourin dans la cirrhose de Laennec. Elle peut aussi être diffuse et rend compte alors de l'hépatomégalie. En considé- rant sous cet aspect l'hépatomégalie, on comprendra que sa valeur diagnostique et pronostique soit souvent difficile à interpréter. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il ne faut pas se hâter de conclure qu'un foie est lésé parce qu'on l'a senti hypertrophié. Il faut tenii' compte des hypertrophies fonctionnelles ou compensatrices qui peuvent à leur tour constituer un danger, mais qui ne sont pas à proprement parler une lésion. Pour n'en citer qu'un exemple, nous rappellerons qu'au cours de certains diabètes, le foie augmente do volume, sans que l'examen histologique permette de constater lu moindre lésion. On peut donc dire qu'il y a des cas de gigantisme hépatique sans altération des cellules ou du tissu coujonctif. Séméiologie des hépatomégalies régionales : localisations morbides monolobaires. L'étude des hypertrophies régionales du foie et des localisations morbides monolobaires doit, à l'heure actuelle, compléter celle des hypertrophies diffuses. Il sera toujours assez facile de préciser ces loca- lisations lobaires, en se rappelant que, d'une façon un peu grossière, le lobe droit s'étend de l'extrémité droite jusqu'à im plan vertioo- sagittal que l'on peut faire idéalement passer par l'extrémité libre de la neuvième côte droite ou encore par l'échancrure cyslique. Le lob(](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b23982299_0051.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)