Études sur les corps à l'état sphéroïdal / P.-H. Boutigny.
- Boutigny, Pierre Hippolyte, 1798-1884.
- Date:
- 1852
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Credit: Études sur les corps à l'état sphéroïdal / P.-H. Boutigny. Source: Wellcome Collection.
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![■ mise en contact avec un corps incandescent, n’adhérait point à sa surface et s’évaporait plus lentement que lorsque le même corps était porté seulement à la température où le liquide entrait en ébul- lition ; mais on n’avait donné de ce phénomène aucune explication satisfaisante. Lorsqu’on projette quelques gouttes d’eau sur une plaque d’argent légèrement concave, à la température ordinaire, le liquide en mouille la surface et y adhère par tous ses points en contact. Si l’on échauffe cette plaque, au moyen d’une lampe à l’alcool, l’eau, parvenue à la tem- pérature de 100 degrés, se convertit en vapeur et passerait tout entière à cet état dans un temps déterminé ; mais si l’on continue d’élever la température de la plaque, au de la de 142° par exemple, le phé- nomène change de nature ; l’eau cesse d’adhérer à la plaque d’argent, elle ne s’étend plus à sa surface, et semble se replier sur elle-même en prenant la forme d’un sphéroïde applati de haut en bas. La température jusqu’alors fixée à 100°, s’abaisse subitement à -f 100° — x, et reste fixe à ce degré, quelqu’ effort que l’on fasse et en plaçant l'appareil dans les conditions calorifiques les plus énergiques. L’évaporation loin d’être augmentée par cette élévation excessive de température, diminue au contraire à ce point qu’une même quantité d’eau pour se réduire en vapeur, exige cinquante fois plus de temps que lorsqu’elle est soumise à la température de l’ébullition. Enfin il s’établit dans le sphéroïde des ondulations régulières, entrecroisées, parfaitement visibles et qui offrent la plus grande analogie avec celles qui sont produites par les corps sonores mis en vibration. La même expérience répétée avec la plupart des autres liquides, donne des résultats qui ne varient que proportionnellement aux limites respectives de leur point normal d’ébullition. Tel est le phénomène principal : telles sont les nouvelles lois aux- quelles obéissent les liquides dès qu’ils cessent d’être soumis à la loi ordinaire de l’équilibre de température, loi qui ne s’exerce que j dans des limites déterminées et assez restreintes. , , Voici les expériences à l’aide desquelles on peut rendre parfaite- , ment sensibles les moindres détails de ce phénomène. Que l’on prenne un corps très combustible, de l’azotate d’ammoniaque, par ! s exemple, qui s’enflamme à une assez basse température, et qu’on le : | projette sur une capsule de platine, rougie a l’aide d un eolipyle ; ce ! e corps entrera en fusion, prendra la forme sphéroïdale, ne brûlera c point et ne se décomposera qu’avec beaucoup de lenteur. Retirez e alors l’eolipyle, laissez refroidir la plaque jusqu’au degré où cet ]j azotate s’enflamme ordinairement, aussitôt il fusera et s’enflammera : ? singulier exemple d’un corps très combustible qui ne brûle point dans ! r les circonstances qui sembleraient les plus favorables à sa combustion s et qui brûle dès qu’on le soustrait à l’action d’une trop vive chaleur. S| Si au lieu d’azotate d’ammoniaque, on projette de l’iode sur une plaque rougie, tant que celle-ci sera très chaude, les vapeurs d’iode i seront à peine visibles ; mais si on la laisse refroidir, l’iode s’étalera ^ à la surface en donnant naissance aux belles vapeurs violettes qui le [(](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22377116_0004.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


