Études sur les corps à l'état sphéroïdal / P.-H. Boutigny.
- Boutigny, Pierre Hippolyte, 1798-1884.
- Date:
- 1852
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Credit: Études sur les corps à l'état sphéroïdal / P.-H. Boutigny. Source: Wellcome Collection.
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![[for THE USE OF MEMBERS.] Eopal gn^tttutton of <&mt 'Bntatm 1852. EXTRA EVENING MEETING, Wednesday, March 31. Sir Charles Lemon, Bart, M.P., F.R.S. in the Chair. M. P.-H. Boutigny (d’Evreux). Etudes sur les Corps à l’état sphéroïdal. Les Phénomènes qui se rapportent à cette partie de la Physique ont du être entrevus dès la plus haute antiquité. Le premier qui fit chauffer un silex, un morceau de granit ou un métal quelconque, et qui laissa tomber accidentellement ou volontairement sur sa surface quelques gouttes d’eau dut remarquer que cette eau ne se compor- tait pas comme lorsqu’on l’échauffait dans les conditions ordinaires. En remontant aux traditions les plus reculées, peut-être trouvait-on la trace de cette observation dans ces paroles du Livre de La Sagesse (verset 19 du chap. xix) : “Le feu surpassant sa propre “ nature, brûlait au milieu de l’eau, et l’eau oubliant la sienne ne “ l’éteignait point.” Au moyen âge, les verriers paraissent avoir connu cette propriété et en avoir fait une application assez ingéni- euse à leur art. Quelle que soit l’antiquité de cette remarque, on peut dire que les phénomènes qui s’y rapportent n’ont été réellement observés que vers le milieu du dernier siècle, et à peu près dans le même tems par Eller* et par Leidenfrost.l Depuis lors le petit nombre de physiciens qui se sont occupés de ce phénomène, n’ont presque rien ajouté ni aux expériences qui l’eussent reproduit sous de nouvelles formes, ni à son explication théorique. Tout le monde a observé que lorsqu'on laisse tomber quelques gouttes d’eau dans une capsule rougie au feu, cette eau, loin de se répandre sur le métal et de le mouiller, prend la forme de globules qui roulent à sa surface sans y adhérer. Voilà l’expérience vulgaire qui est le point de départ de toutes les recherches de cet ordre. Dans les cours de Physique, on s’était contenté de dire que l’eau, * Histoire de l’Académie de Berlin, 1746, page 42. t De aquæ communis qualita ibus. Duisbourg, 1796. No. 12. O](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22377116_0003.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


