Histoire du développement des animaux / par Charles Ern. de Baer ; publiée par G. Breschet.
- Karl Ernst von Baer
- Date:
- [1829]
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Credit: Histoire du développement des animaux / par Charles Ern. de Baer ; publiée par G. Breschet. Source: Wellcome Collection.
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![Wolff lui-même, qui a pourtant été si exact, a indiqué plusieurs données qui ne peuvent être conciliées les unes avec les autres. Ainsi, d’après lui, le cœur , à la fui du deuxième jour, ne serait pas encore couvert du véritable amniosou de la couche séreuse du blastoderme (développement extrêmement lent!) ; à la fin du troisième jour, le fétus doit se recourber de telle façon que la tête touche à la queue (forme qu’il offre rarement avant le cinquième jour!), et ce n'est qu'après le cinquième jour révolu que le sac urinaire [allanloïs, chorion ) doit se manifester (développe- ment également beaucoup trop lent!). Ces trois observations peuvent être exactes, prises en particulier, mais elles sont absolument inconciliables. Les inégalités dans les phases du développement sont de deux sortes : ]° iné- galités dans la simultanéité des phénomènes; 2° inégalités dans la marche du dé- veloppement en général. Les inégalités de la première espèce ne sont pas fortconsidérables. On trouve en gé- néral que les parties procèdent d’autant plus également dans leur développement, que leurs rapports physiologiques sont plus intimes, surtout en ce qui a trait à l’évolution elle-même. Ainsi le mésentère et l’intestin se déterminent réciproquement d’une ma- nière tellement immédiate que la formation de Ton ne peut pas devancer celle de l’au- tre. La formation de l’encéphale et de l’intestin offrent moins de concordance. Le rap- port le moins constant que j’aie observé, est celui de la courbure générale du corps avec le reste de l’évolution. Quelquefois le conforme, à la fin du troisième jour , un angle droit avec le tronc; dans d’autres cas, au contraire, et à la même époque, le dos est presque entièrement droit à partir de l’occiput. Enfin, les déviations les plus nom- breuses sont offertes par la disparition des parties dont la fonction a cessé. Ainsi, souvent la veine terminale n’existe plus à la fin du cinquième jour, tandis que dans d’autres cas elle est encore parfaitement distincte le dixième jour. Un rapport beaucoup plus chancelant que le rapport de la simultanéité est offert par la marche du développement relativement à la durée de l’incubation ; c’est la grande pierre d’achoppement pour l’observateur qui, voulant observer un moment déterminé, ne peut presque pas arriver à son but, s’il ne tient pas compte de toutes les circonstances et s’il ne les domine. J’ai vu des œufs, après sept jours d’incubation, présenter des embryons comme s’ils n’étaient couvés que depuis deux jours révolus. Relativement aux œufs que l’on soumet à la machine d’incubation, il est presque impossible de calculer la marche de l’évolution, si l’on ne commet quel- qu’un uniquement chargé d’entretenir une température uniforme. Il n’est pas facile d’indiquer la raison de ces déviations pour chaque cas particulier, par la raison qu’il faut tenir compte de plusieurs rapports qui agissent à la fois. Voici ce que l’expé- rience m’a appris à ce sujet. Et d’abord, il m’a semblé que les œufs se développent en général plus vite au prin-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22393341_0005.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


